Developpement culturel durable

CRDD   -   Centre Régional   du  Développement Durable


 

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Développement culturel durable

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Pour penser le développement sociétal durable, il faut faire appel, comme pour toute autre forme classique de planification, à des principes de précaution et de responsabilité, à l’imagination et à la créativité des acteurs, mais également à la perception de la corrélation entre nos actions liées aux réalités de la société contemporaine et leurs éventuelles conséquences pour l’avenir des futures générations.

Ce qui implique notamment:

  • l’acquisition des techniques d’analyse corrélations transversales entre les différents piliers du développement durable;

  • l'acquisition des techniques de choix et d’évaluation des décisions à préconiser;

  • l’acquisition de la capacité d’observation et d’étude de comportements et des mentalités en harmonies avec le développement durable. 

Face à la difficulté que représente l’approche du développement durable sociétal, face aux risques que représente aujourd’hui le futur, la tentation est grande pour certains de se réfugier dans des valeurs nostalgiques du passé. Seule l’acquisition d’une pensée globale, résultant d’une véritable culture de réflexion corrélative, critique et ordonnée des événements, des responsabilités, des implications transversales des décisions, nous permet  aujourd’hui de participer en qualité de citoyen responsable  et actif, à notre société moderne.

Il apparaît ainsi clairement que le capital humain, sous cet aspect culturel  particulier, complété de l’acquisition de capacités, de connaissances et d’expériences en rapport avec les nouvelles technologies, présente une importance primordiale en matière de participation au développement durable, tant au niveau individuel qu’au niveau de la société même. Et ce, tout particulièrement dans notre société moderne dont l’économie  est fondée sur la connaissance.

Mais la société mondialiste nous menace, aujourd’hui, d’homogénéisation culturelle, en prônant une « culture de consommation » au travers de l’imposition de la « pensée unique ». Cela représente non seulement un grand danger de nivellement intellectuel vers le bas, mais représente également la perte d’un « réservoir » de richesses immatérielles, de savoirs et de regards sur le monde.

Vu l’importance du capital humain en ce qui concerne la vie citoyenne et  l’économie, il importe donc de  renforcer le stock et la qualité de ce capital. Ce renforcement et cette amélioration de qualité doit s’entreprendre dès  l’école. Cela implique dès lors le développement durable de l’école. Dans cette optique il est intéressant de remarquer que dans la société technologique d'aujourd'hui, évolutive, exigeante, marchande, où l'on est amené à ce former tout au long de sa vie, que les seules connaissances acquises, dans le cadre d'une instruction classique, relevant d'un enseignement général, ne sont plus suffisantes.

 L’acquisition de la  capacité d’apprendre à apprendre, la compétence d’utilisation des NTIC, complétées d’une formation professionnelle initiale, constituent aujourd’hui les compétences  minimales indispensables  pour faciliter l’ insertion dans la vie active. Ces compétences sont également les garants d’un développement durable de la formation. Il apparaît donc clairement que toute politique de développement sociétal durable, doit s'accompagner également d'un développement durable de l'enseignement et de la culture en général, qui devient ainsi le quatrième pilier du développement durable.

 

 

 

Aujourd'hui  « La cause est entendue : la culture sera désormais le quatrième pilier du développement durable.

 

On aura attendu plus de dix ans après le Sommet de Rio pour ouvrir officiellement le triangle fermé de l’économique, du social et de l’environnemental, même si ce Sommet avait déjà, en 1992, tracé la voie en affirmant que le “développement durable” était d’abord un changement de comportements, c’est à dire un changement culturel.

 

Il faut remercier les pays francophones qui, à Dakar, puis à Tunis, puis au Sommet de Johannesburg en 2002 et dans leurs réunions, ont tout fait pour inscrire cette affirmation. Car l’affirmer c’est souligner, et vraiment définir bien, le développement durable.

C’est reconnaître l’apport de la diversité ; c’est aussi encourager la pluralité des chemins pour la définition et la mise en oeuvre du développement durable ;

  • c’est casser l’idée qu’il ne comporte qu’une voie, qu’un modèle unique ;

  • c’est à la fois protéger l’identité d’une région, d’un pays, d’une ethnie et reconnaître que chacun porte en lui ses propres aspirations et ses valeurs ;

  • c’est souligner aussi que le développement durable n’est pas une norme ou une obligation mais un acte volontaire, une fierté.

Ceci dit, nous constatons que ceux qui ont décidé de s’y engager sont parfois perplexes quant à celles des démarches concrètes qu’il convient d’engager pour exploiter la percée et faire, en chemin, à la Culture sa place ou, en tout cas, un peu plus de place. »

In: http://www.labandeadd.org

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