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Le développement économique
durable et équitable. |
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La révolution technologique, apparue en 1996, a conduit au
développement de l’Internet, du commerce électronique et des
multimédia et entraîna aux USA, l‘apparition d’un nouveau concept,
celui « d’une nouvelle économie » grâce à
l'insertion, au niveau de la production, des "NTCI – Nouvelles
Technologies de la Communication et de l’Information.". |
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Cette nouvelle économie
généra un développement important du secteur tertiaire et des activités
immatérielles c'est-à-dire d des activités basées principalement sur la
connaissance, faisant ainsi apparaître un quatrième facteur de
production ; le capital savoir en plus du capital physique, du
travail, des ressources naturelles.
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D’autre part elle contribua largement à la
transformation de l‘économie de marché en une société de marché
pratiquant le libre échange
(1) une société de multinationales, basée sur la globalisation
financière et prétendant à une économie mondiale.
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(1) Libre-échange : pratique commerciale de pays situés
dans une zone géographique bien déterminée, et qui est basée sur
l’abolition des droit de douane et des restrictions quantitatives à la
libre circulation des produits originaires de cette zone tout en
permettant à ces pays une politique tarifaire ou quantitative propre à
l’égard de tiers. |
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Dans sa perception contemporaine le terme
« mondialisation » est synonyme de
« globalisation » et prend une signification
particulière : certainement
la globalisation du capitalisme
à l’échelle mondiale et pour certains,
l’interpénétration des cultures (pensée unique),
des technologies et des économies dans une économie
mondiale ultra-libérale. |
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Il existe
également un courant « mondialiste » pour lequel le
« mondialisme » est constitué par l'ensemble des
idées et des actes
exprimant la solidarité
des populations du globe
et tendant à établir des institutions et des lois
supranationales à structure fédérative qui leur soient
communes, dans le respect de la diversité des cultures et
des peuples. Mondialisme qui se veut scientifique au
niveau de l’approche des phénomènes sociaux et
interindividuels vus sous l'angle mondial. |
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Mondialisme qui
s’efforce de proposer une
nouvelle
organisation politique de l'humanité
impliquant le transfert de certaines parties de la souveraineté
nationale à une « Autorité Fédérale Mondiale » capable de
résoudre, par décisions majoritaires, les problèmes qui
mettent en cause le destin de l'espèce, tels que : faim,
guerre, pollution, surpopulation et énergie....................... |
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Une économie contrôlée par
des financiers, des investisseurs, des gestionnaires de fonds, des
banquiers d’affaires, des analystes financiers, des « patrons nouvelle
génération », à la fois managers et capitalistes, dont les qualités
sont totalement différentes des businessmen traditionnels. |
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La
société de marché, basée sur le libre échange, provoqua l'intégration croissante des économies du monde
entier. Grâce à la
mondialisation des marchés, il fut possible de tirer parti de marchés plus
nombreux et plus vastes dans le monde entier. Cela signifie que l'on fut
en mesure d'avoir accès à davantage de capitaux et de ressources
technologiques. Cette pratique commerciale permit
d’introduire également une autre dimension à la consommation des biens; la
possibilité d’une consommation maximale, bien au-delà des
possibilités offertes par la production nationale, mettant ainsi fin à
l’autarcie, les importations nécessaires étant payées avec le fruit des exportations.
« Chaque nation, grâce à la
spécialisation et à l’échange pourra ainsi consommer une quantité
supérieure de différents biens à celle qui correspond à la production
autarcique. C’est ce qu’on appelle de gain à l’échange. »
. In « Analyse économique de la mondialisation
– Politique Commerciale Internationale- Prof. J. Gazon SEII- Ulg...--
http://www.ecoint.hec.ulg.ac.be/dcours.htm » |
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Aujourd’hui, il faut
bien le reconnaître, la mondialisation participe à la multiplication des
implications de presque toute la population mondiale dans les rapports
sociaux du capitalisme, directement au niveau du rapport
capital/travail et indirectement par les nombreux organismes qui
interviennent dans la fixation des prix des produits agricoles
d’exportation ou des matières premières, par les mécanismes de la dette
extérieure, la flottement des monnaies, par les mécanismes de distribution d’aide en matière d’alimentation de base.
La mondialisation éveille donc bien des consciences et rend de plus en
plus insupportable la condition des nombreuses populations éprouvées;
perte d'emplois, chantage à l'emploi dans les entreprises non
délocalisées, dégradation des conditions de travail et des salaires. |
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Cette nouvelle économie qui
débouche sur une société de marché, basée sur la consommation
de biens, présente une grande faiblesse; son besoin sans
cesse accru de répondre à cette consommation de biens sans
cesse grandissante. |
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Pour répondre
à ces besoins sans cesse accrus de la consommation de biens,
l' économie mondialisée et basée sur
le libre-échange doit réaliser des « gains à
l’échange » de plus en plus élevés.
Ces gains à l’échange ne peuvent s’acquérir que par la
spécialisation de sa production car tout le marché est basé
sur l’avantage comparatif, c'est à dire
sur les particularités du produit soit au
niveau de ses propriétés ou de sa qualité, de sa technicité,
ou de son prix, et qui en font un produit peu présent sur le
marché mondial. |
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Cette
spécialisation
nécessite une mutation industrielle, plus ou moins importante
dans l’espace et le temps. Mutation industrielle qui ne sera
que temporaire en raison de la durée de vie relativement
courte de tout produit de consommation mis sur le marché
mondial. |
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En effet, toute mise sur le marché, par une firme innovatrice,
d’un nouveau produit de consommation, ne peut être que
temporaire dans le cadre de la dynamique commerciale mondiale.
Ce nouveau produit de consommation, nécessite la mise en œuvre
d’une technologie suffisamment avancée, qui postule le
recrutement préalable d’un personnel de qualification
professionnelle élevée, des efforts persistants et importants
en recherche et développement. Cette mise en oeuvre entraîne
des coûts de production élevés qui ne peuvent être supportés,
au début de la commercialisation du produit, que par une
clientèle de consommateurs ayant un niveau de vie élevé et
située dans une zone géographique bien déterminée. Cependant
au fur et à mesure que la production et la vente du dit
produit augmente l’innovateur réalise des économies d’échelle
ce qui lui permet de réduire ses prix de vente et de pénétrer
des marchés nouveaux. Mais en même temps la concurrence se
manifeste de plus en plus, obligeant l’innovateur à une
nouvelle diminution de ses prix et de son profit. De telle
sorte que lorsque la technologie initiale utilisée se
banalise, l’innovateur ne peut plus fonder son avantage
comparatif sur l’écart technologique et peut être contraint
d’abandonner la production du dit produit arrivé en fin de
cycle de vie, notamment parce que le coût de la main d’œuvre
est trop élevé. Dans ce cas par une délocalisation et un
transfert d’activité la production peut être reprise
dans un autre pays moins développé offrant momentanément, à
son tour, un nouvel avantage comparatif,
le
coût moins élevé de sa main d’œuvre par exemple. |
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« La libéralisation dans un
monde où il existe de fortes différences de coûts des facteurs
de production poussent les entreprises à s'organiser à
l'échelle mondiale en optimisant la localisation de leurs
activités. |
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Le transfert d'activités du
Nord vers le Sud est d'autant plus attractif que plusieurs
pays en développement disposent aujourd'hui d'une
main-d'oeuvre qualifiée assurant une productivité de plus en
plus élevée.(…) |
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Reste à
savoir pourquoi les entreprises des pays avancés, constatant
la fin du cycle de leur produit, préfèrent prendre le risque
d'un investissement à l'étranger, donc d'une immobilisation de
capitaux, plutôt que de négocier la cession de licences
aux entreprises étrangères intéressées par le nouveau produit
ou le nouveau procédé de production. de moyennes entreprises.
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Pour les
grandes entreprises motivées par la recherche de puissance et
surtout de pérennité à long terme, la cession de licence
n'est pas optimale tant le risque d'être copié et de
perdre ainsi son leadership technologique est grand. Il
apparaît dès lors que les entreprises disposant d'avantages
spécifiques ont le plus souvent intérêt à le préserver et donc
à assurer elles-mêmes leur exploitation internationale. » |
| In « Analyse
économique de la mondialisation – Politique Commerciale
Internationale- Prof. J. Gazon (1) SEII- Ulg
http://www.ecoint.hec.ulg.ac.be/dcours.htm » |
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Débutées vers 1980, les
délocalisations d'entreprises n'ont cessé de prendre de l'ampleur.
Malheureusement le phénomène de délocalisation ne fut, le plus souvent,
abordé avec acuité et intérêt, dans les media, dans les sphères
syndicales et dans le monde politique, qu'à la suite d'un événement
ponctuel qui pouvait émouvoir avec force l'opinion publique. |
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L'ampleur
du phénomène, sa nature et ses conséquences sur l'emploi et la récession
économique qui l'accompagne, méritent cependant une réflexion importante
et globale qui aurait contraint nos politiques à une réaction efficace
visant à préserver notre qualité de vie. Il est vrai que les
délocalisations d'entreprises ne sont pas aisément identifiables au plan
macroéconomique et que dans ces circonstances la mouvance, qui se
manifestait dans les entreprises, pouvait ne pas inquiéter les
responsables syndicaux et politiques outre mesure et ne pas induire
la présomption de causalité
entre chômage et délocalisation. |
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Il convient cependant de noter
qu'un certain nombre d'entreprises qui ont procédé à des
délocalisations reconnaissent n'avoir pas réussi à évaluer
puis à maîtriser les coûts liés à une telle opération.
D'autres indiquent ne plus souhaiter poursuivre cette
stratégie de délocalisation face aux difficultés rencontrées
dans les pays où ils se sont implantés; malfaçon due à
l'insuffisance de qualification des personnels, difficulté de
mise en œuvre d'une production à flux tendu, pratique de la
corruption, instabilité politique, manque de structures
routières… |
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Il convient également de
constater que dans un premier temps, grâce à la baisse des
coûts de production induite par la délocalisation, une
entreprise peut voir augmenter ses parts de marché et ses
bénéfices. Mais étant donné que la concurrence, qui ne va pas
rester sans réagir, va inévitablement mettre en œuvre des
mesures similaires, les avantages concurrentiels obtenus par
la délocalisation risquent très rapidement d'être annulés.
C'est ainsi que des entreprises américaines, ayant délocalisé
au Mexique partent maintenant vers le Chine pour pouvoir
diminuer encore leurs coûts de production; chaque
délocalisation en induit une autre. |
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L’Europe
souffre des excès de l’économie de marché mondialisé suite aux
fusions d’entreprises,restructurations, licenciements,
délocalisations, chômage… |
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Des parlementaires américains,
atteints d’une fièvre protectionniste, se rebiffent
considérant que la sécurité nationale des Etats-Unis est
menacée, suite au projet de rachat de six ports maritimes
américains par une société des Emirats arabes – "Dubaï Ports
World" – pour un montant de 6,8 milliards de dollars (5,7
milliards d'euros) à la compagnie britannique « Peninsular
& Oriental Steam Navigation ». |
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Le Premier ministre français,
Dominique de Villepin, impose son veto, à l’encontre de
certains investisseurs étrangers, qui lancent des OPA visant
des sociétés françaises appartenant à des secteurs jugés
sensibles. |
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Les Etats occidentaux les plus
industrialisés viennent-ils ainsi de révéler l’existence d’un certain
malaise économique et d'exprimer leur volonté de fixer des limites à
l'évolution de la société de marché et à l'expansion de l'économie
mondiale ? |
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Cette évolution dans la
perception du "libre échange", cette nouvelle volonté de
protectionnisme va-t-elle entraîner une adaptation des règles de
l'Organisation Mondiale du Commerce – OMC ? |
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La société de marché est-elle arrivée dans
une phase de déstabilisation après une extension ayant évoluée sans aucune
préoccupation de limites ? |
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Que se passe-il ? |
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La merveilleuse machine économique mise en
place et qui jusqu'ici était parvenue à faire fonctionner la société de
marché vient-elle de s'enrayer ? |
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La préoccupation d'un développement
économique durable vient-elle
subitement d'émerger de l'indifférence la plus totale dans laquelle la
société de marché l'avait maintenue jusqu'à présent ? |
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