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CRDD - Centre Régional du Développement Durable |
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Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire. |
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Bernard Bachelier -Directeur de la Fondation FARM |
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27-04-2010 |
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| Bill Gates comprend et agit | |||
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Un fonds mondial contre la Faim a été lancé jeudi dernier 22 avril 2010 à Washington, nommé « Global Agriculture and Food Security Program » (GAFSP), « Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire ». Cette création est un évènement et les conditions de sa création méritent d’être soulignées : il a été annoncé dans les locaux du Département du Trésor des États-Unis. Ni la France, ni l’Union européenne ne figurent parmi les fondateurs. Il sera géré par la Banque Mondiale. La Fondation Bill & Melinda Gates participe à son financement à côté des gouvernements. |
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1. Les
États-Unis passent à l’acte. |
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2. Les pays fondateurs du fonds sont les États-Unis, le Canada,
l’Espagne et la Corée du Sud. Ni l’Union européenne, ni la France
n’en font partie. Pourquoi ? Par méfiance à l’égard des États-Unis,
une fois de plus ? Pour refuser la gestion de la Banque Mondiale ? Par
incapacité de s’entendre ? Par manque d’argent ? Plus probablement, par
aveuglement stratégique et absence de leadership. À ce stade, on a
tendance à penser que c’est une grave erreur historique. Est-elle
rattrapable ? |
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| C’est d’autant moins compréhensible que l’Union européenne avait décidé fin 2008 de dégager 1 milliard d’euros pour lutter contre la crise alimentaire. Il est vrai que les administrations communautaires ont réussi à faire en sorte que ce programme n’ait ni une grande visibilité, ni un grand impact et surtout qu’il ne fasse pas du tout évoluer la conception du partenariat. En outre, il est arrivé trop tard pour la crise et trop tôt pour la coordination. Mauvais timing ! | |||
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3.
Washington reste le centre névralgique. |
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4. La décision de Bill Gates donne de l’espoir. La Fondation Bill & Melinda Gates contribue au financement. Bravo. Il faut le dire. Et regretter qu’aucun mécène européen ne se sente concerné et ne s’engage en faveur de cet enjeu. Bill Gates l’a compris « investir dans les petits agriculteurs est une manière incroyablement efficace de lutter contre la faim et la misère ». Oui, il faut à la fois des financements massifs et des stratégies agricoles. C’est pourquoi, la juxtaposition de projets sans continuité ni capitalisation, comme les aime la Commission européenne, ne peuvent suffire. Mais en même temps, il faut agir hors des contraintes étatiques. Bill Gates attribue au fonds mondial 30 millions de dollars mais le financement des programmes agricoles de la Fondation Bill & Melinda Gates approche le milliard de dollars. Et on peut espérer que l’indépendance et la souplesse de ces fonds leur permettent de faire évoluer les méthodes de financement de l’agriculture. |
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| « Le monde sait ce qui fonctionne » a affirmé Bill Gates. Les agriculteurs et les organisations agricoles africains savent ce dont ils ont besoin. Il y a encore beaucoup à faire pour qu’ils puissent réellement bénéficier des engagements. Mais la prise de conscience de Bill Gates et les décisions qui ont été annoncées la semaine dernière donnent un peu d’optimisme. | |||
| Bernard Bachelier | |||
| Directeur de la Fondation FARM | |||
| http://www.fondation-farm.org | |||