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-Dans les pays européens, jusqu’à la
fin de la deuxième guerre mondiale les produits agricoles et
maraîchers se vendaient directement sans subir de transformations
préalables par les producteurs, soit sur les marchés publics, soit à
des grossistes, qui les distribuaient, ensuite, localement dans les
épiceries et les petits commerces de détail |
| Dans les années 50, l’euphorie
de la reconstruction et de la relance économique des pays européens,
sortant de cinq années de souffrances et de privation, provoque alors
l’envie et l’éclatement de la demande de consommation surtout auprès des
populations citadines. |
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Le commerce des denrées alimentaires qui,
dans les années 50, se développe rapidement, notamment dans
les grandes villes, vers des structures de plus en plus
grandes et entraîne une réorganisation complète de la
distribution. De grandes centrales d’achat, s’implantent
pour soutenir la fourniture des magasins à grande surface,
encouragent les producteurs, agriculteurs, éleveurs et
maraîchers à abandonner la vente directe de leurs
produits et à se recentrer sur leur production.
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Ce recentrage sur la
production, en laissant la transformation et la
commercialisation aux mains des sociétés agro-alimentaires
naissantes et des magasins à grande surface, entraîne
rapidement l’asservissement des producteurs aux
exigences de plus en plus étendues des grandes
centrales d’achat notamment au niveau de la
quantité et des prix. |
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Asservissement, qui ne fera que
s’amplifier malgré le recours à des équipements de plus en
plus importants et à des techniques de plus en plus
sophistiquées, mais suite également à la réduction du prix
d’achat offert par ces mêmes centrales d’achat. Asservissement
qui conduira souvent à un surendettement important. |
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-Le traité de
Rome, signé le 25 mars 1957 par six pays fondateurs, en vue
d’aboutir à un marché commun ou « Communauté économique européenne
– CEE », va notamment permettre de fixer, dès 1962, une
politique agricole européenne par la « Politique Agricole Commune – PAC ». |
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Cette politique agricole commune vise à
moderniser et à développer l’agriculture tout en cherchant à garantir
un revenu décent aux agriculteurs membres des pays de la CEE. |
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L’orientation de la PAC est résolument protectionniste et productiviste
car il fallait augmenter la production agricole en vue d’assurer, à cette
époque, l’autosuffisance et la sûreté alimentaire. |
| Pour soutenir cette
orientation la politique agricole commune a débuté en subventionnant la
production des denrées alimentaires de base.. |
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Cette politique déboucha, dans
les années 70, sur la constitution de montagnes de viande bovine et de beurre et de lacs de lait. |
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Pour tenter de résoudre le problème des excédents, de nombreuses mesures
ont été adoptées dès 1975. Ces mesures visaient la maîtrise de
la production, le contrôle des dépenses
de soutien des marchés ainsi que la responsabilisation financière des
producteurs dans l'écoulement des produits excédentaires. Les
quotas laitiers, les stabilisateurs
budgétaires, les seuils de garantie, le gel de terres, la retraite
anticipée en sont quelques exemples. |
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Face à l'insuffisance des mesures adoptées pour
rééquilibrer les marchés et devant la persistance d'excédents structurels
et de tensions commerciales avec les pays tiers, une
réforme drastique de la PAC fut décidée le 21 mai 1992
(plan Mac Sharry). Cette réforme concernait principalement les secteurs
des cultures arables et de la viande bovine. |
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| Les
principes généraux de cette réforme furent : |
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une réduction
drastique des prix garantis, étalée sur
3 ans et compensée par des aides directes,
-
une maîtrise de la
production avec la mise en jachère de
terres agricoles, la limitation des quantités de viande bovine mises à
l'intervention et la limitation de l'octroi des primes aux bovins
(quotas de primes, densité de bétail à l'hectare),
-
une stimulation des méthodes
de production compatibles avec l'environnement,
-
une mise en place de mesures
d'accompagnement (boisement, préretraite et programme
agri-environnemental).
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| Cette politique a entraîné une certaine
dissociation entre revenu et prix ; le soutien des prix est alors remplacé
par des aides directes |
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| La poursuite de la
réforme de 1992 est décidée en 2000 et aboutit à un nouveau
modèle agricole européen: |
-
une
agriculture familiale, multifonctionnelle, durable et compétitive ;
-
une
agriculture plus proche du citoyen, respectueuse du milieu de vie eu du
bien être animal ;
-
une
agriculture au cœur d’un milieu rural vivant ;
-
une
agriculture répondant aux attentes des consommateurs en matière de
qualité et de sécurité alimentaire des produits.
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| -En 2003, en
vue de l’entrée dans l’Union Européenne de 15 nouveaux Etats, de nouvelles
mesures sont prises en matière de soutien aux agriculteurs : |
-
rendre
la production agricole plus orientée vers les marchés et plus
compétitive au niveau mondial ;
-
renforcer la capacité de l’agriculture à répondre aux demandes de la
société en matière de prévention de l’environnement, de qualité des
produits et de développement durable.
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Cette dernière réforme introduit de nouveaux
concepts dans le cadre de la gestion de l’exploitation agricole : |
-
le
paiement unique d’une prime unique découplée des aides à la
production et qui est calculée par exploitation de se basant sur la
surface cultivée et versée qu’il y ait ou pas de production ;
-
le
paiement des aides est conditionné par le respect des règles relatives à
la préservation de l’environnement, à l’identification des animaux, au
respect des bonnes conditions agricoles et environnementales dont le
maintien des pâturages permanents ;
-
la
modulation pour ne pas pénaliser les petits agriculteurs et permettre le
développement rural.
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Les
petits agriculteurs
déplorent cette évolution de la "Politique Agricole Commune-
PAC" qui:
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| Pratique agricole qui n’est
malheureusement pas encore spécifiquement reprise dans l’organigramme des filières de
« l’Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de
qualité » crée par la Gouvernement wallon en 2003. |
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Les petits agriculteurs souhaitent
poursuivre une production
alimentaire de qualité
obtenue par la pratique
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- d'une agriculture
paysanne ou
biologique locale et durable non inféodée à l'industrie
agro-alimentaire;
- d'une agriculture
respectant la salubrité alimentaire;
- d'une agriculture
respectant la durabilité écologique et agronomique;
- d'une agriculture
respectant le tissu social des communautés rurales;
- d'une agriculture
respectant la pérennité d’une certaine agriculture paysanne
globale et liée étroitement au sol, où la culture et
l’élevage sont étroitement complémentaires.
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Les petits agriculteurs
revendiquent la
souveraineté alimentaire en tant que
droit citoyen fondamental de pratiquer une agriculture
paysanne durable ou biologique locale durable non inféodée à
l'industrie agroalimentaire sur base d’une politique agricole
considérée, par eux, comme la mieux adaptée à l’Ecorégion.
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La souveraineté alimentaire est basée sur
l’adéquation de la production agricole et agroalimentaire de la région aux
besoins réels de sa population, tout en privilégiant une logique de
relocalisation et de soutenabilité environnementale.
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La souveraineté alimentaire permettrait
ainsi de réduire la pollution des terres arables et d’assurer la
durabilité de l’agriculture, de s’orienter, dans les écorégions, vers plus
de diversification, tant en ce qui concerne les espèces végétales
qu’animales, actuellement en danger de disparition suite à l’hyper
développement des espèces les plus rentables dans l’optique d’une
production industrielle visant uniquement un maximum de rentabilité
financière.
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Chaque écorégion, ainsi créée, peut se
développer sur base de stratégies locales différenciées et adaptées aux
singularités de sa morphologie géographique, de sa géologie, de la nature
de ses sols, de ses ressources en eau, tout en maintenant des liens
privilégiés avec les autres écorégions proches dans le cadre de la
fourniture éventuelle de ses surplus de production. |